Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La vie religieuse


Le cimetière rural au XIXème siècle
 à travers l'exemple
du département de la Somme.


Par Marc Nadaux






Cimetière, du grec koimêtêrion et du latin coemeterium, signifie "lieu où l'on dort". Cet euphémisme désigne en fait l'endroit où l'on dépose les cadavres, où on les met en terre dans nos régions.

Le cimetière, lieu donc d'inhumation, n'est pas un espace neutre. Là, selon la religion et la doctrine chrétiennes, les défunts attendent la résurrection des corps après la mort. C'est un "lieu de repos après les travaux, les vicissitudes, les maladies et la mort... C'est un lieu terrible parce que c'est là que la justice de Dieu règne en souveraine, mais chargé d'espérance" (1). Le "champ des morts" est ainsi un espace consacré par la religion.

De plus, l'ensemble de la communauté du village entretient un lien tout particulier d'affection à l'égard de son cimetière. En effet, chacun possède un parent ou un ami enterré à l'intérieur de ses murs ; chacun souhaite être placé après sa mort auprès de sa famille et de ses ancêtres, de ses proches. Ainsi, tous les habitants s'y rassemblent après leur décès, le cimetière recréant un "village des morts" situé à l'intérieur ou à l'extérieur du "village des vivants".


(1) . Le Dimanche. 25 Novembre 1877. n° 335




















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