Le Comité central
de la Fédération de la Garde nationale
et l'administration de Paris sous la Commune
(18 mars-21 mai 1871)
Conclusion
Il est difficile de
statuer de manière catégorique sur l'attitude de gestion ou de
surveillance du Comité central entre le 18 mars et le 21 mai 1871. Le
contexte politique de la forte dualité des pouvoirs (théorique et
pratique) de la Commune de Paris créa, dans une atmosphère de crise née
du double siège sur la capitale, un environnement particulier et confus où
le pouvoir de la rue comptait beaucoup plus que les décrets. Le Comité
central voulait que le peuple de Paris participe directement au pouvoir, y
compris dans sa forme suprême qu'est la défense.
J'ai voulu démontrer, par cette étude du Comité central de la Garde
nationale, jusqu'à quel point l'espace politique pouvait cadrer avec la
ville car l'influence de cet organe civil détermine des rapports de prises
de décisions au quotidien. De plus, la présence du Comité central dans
l'espace aussi vaste qu'occupe Paris force la création de ce trait d'union
entre l'Hôtel de Ville et la rue. Cette communication n'aurait pas, à mon
sens, été possible si le Comité central n'avait pas existé afin de répandre
ces idées révolutionnaires qui ont su malgré tout à prendre des formes
concrètes, voire matérielles. Le Comité central désirait être simultanément
le représentant de ce socialisme révolutionnaire ainsi que du prolétariat.
Je regrette simplement que cette recherche, aussi générale soit-elle, n'ai
pu s'appuyer sur la consultation de sources importantes mais inaccessibles
tels les procès-verbaux du Comité central ou encore la fameuse enquête
gouvernementale sur les événements du 18 mars qui fut publiée dans les
années 1870. Cela m'aurait permis de mesurer avec plus d'exactitude
l'attitude du Comité central dans la gérance ou le contrôle administratif
de la capitale.

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