Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La plantation d'une croix de chemin :

un événement paroissial.

A quoi ressemblent
les calvaires du XIXème siècle ?







De nombreux calvaires sont alors érigés pendant la période concordataire dans le département de la Somme. Aux croix de pierre des périodes antérieures s’ajoutent des monuments aux multiples aspects.

Des croix de bois tout d’abord. Deux simples poutres assemblées forment ainsi une croix latine. Celles-ci sont cependant sensibles aux intempéries et à l’usure du temps.










Croix de bois érigée en 1888
  dans la commune de L'Étoile.










Mais en fait, la grande majorité des calvaires érigés au XIXème siècle et qui subsistent encore sont des croix de fer. L’ornementation en est particulièrement soignée. On est ainsi étonné du nombre important de compositions différentes, de motifs utilisés. La bissectrice de l’angle des deux bras de croix est souvent employée comme axe de décoration. Elle devient une flèche, une hallebarde, une flamme, la pique de la Passion … L’espace entre les deux bras de la croix est lui-même occupé par des motifs circulaires en fer forgé, de forme plus ou moins complexe. Certains motifs se répètent parfois à l’intérieur d’un espace regroupant quelques communes, on peut alors y déceler le style, l’empreinte d’un même artisan local, d’un forgeron. Cependant, les principaux élément décoratifs des calvaires sont ceux fixés aux extrémités des bras de la croix. On utilise tout d’abord le trèfle dans la première moitié du XIXème siècle. Puis à partir du Second Empire, les types de motif employés se multiplient : une pomme de pin (Havernas), une feuille avec des fruits (Wanel), une étoile entourée d’un cercle (Brucamps), un épi de blé (Bonneville), un soleil (Flesselles) …



Une croix  vraisemblablement érigée
  à la fin du Second Empire dans le village de Seux.


A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, les éléments de décoration s’uniformisent cependant. S’ils sont plus nombreux, ils se répètent pourtant, sans grande originalité. Ils sont désormais fabriqués en série dans des manufactures, dans les fonderies des villes voisines, à Abbeville ou à Amiens, et même à Paris… Le calvaire s’agrémente ainsi dès lors de figures moulées dans de petites plaques de tôle ou de fonte (un visage d’ange, des rayons de soleil, l’agneau mystique…). Les artisans locaux les assemblent ensuite aux montants du calvaire, au-dessus de la figure du Christ notamment. Le rôle de ces derniers s’amenuisent donc.



Croix de fer plantée à Vaux-sur-Somme
  
à la fin du  siècle.
 

 La croix en elle-même est bien souvent formée de quatre montants entre lesquels se place la Vierge Marie. Avec ce type de croix de chemin, deux symboles religieux, deux formes de dévotion se retrouvent associés en un même monument religieux. C’est ainsi l’expression du mouvement de renouveau du culte marial initié par Pie IX et stimulé par la vogue des pèlerinages.












Dans la commune de Fluy,
une croix érigée en 1897. 











(1) . Inscription apposée sur la croix.
(2) . Le Dimanche, 3 octobre 1897, n°1371.














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