Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

Les Articles






Marseille au XIXème siècle :
la ville et le port.

Le développement du port.







  • De nouveaux aménagements


Pendant la première moitié du siècle, le trafic du port augmente de manière constante :

1825 11.490 navires
 1840 

13.380

1847 24.600

Des centaines de bateaux sont parfois à quai, rangés en plusieurs lignes. Ceci ne facilite ni le déchargement, ni la circulation dans le bassin du Vieux Port. Au Sud, près du Fort St-Nicolas, on creuse alors le Bassin du Carénage, entre 1830 et 1840. Mais il faut envisager des aménagements sur une plus vaste échelle et, à la fin de la Monarchie de Juillet, de multiples projets sont examinés par les autorités. 


1837, projet de la porte Sud


Contrairement au plan ci-dessus, c'est au Nord de la ville que sont creusés de nouveaux bassins, agrémentés de quais : le port de la Joliette de 1844 à 1853, le Lazaret d'Arène de 1936 à 1884, le National de1863 à 1874.


Les nouveaux bassins à la fin du Second Empire





  • L'importance croissante du commerce avec les colonies


L'augmentation du trafic du port de Marseille doit beaucoup au commerce colonial, en expansion constante au cours du siècle. Celui-ci représente un volume toujours plus important.


Le trafic avec les colonies




A la fin du siècle, 90 % de l'activité du port s'effectue dans le cadre des relations avec les colonies, celles d'Afrique du Nord surtout qui comptent pour les 3/4 de l'ensemble. Ces relations reposent sur un schéma simple : Marseille exporte ses produits manufacturés (produits alimentaires, matériels militaires, biens industriels...) tandis que lui arrive des matières premières (minerais et phosphates...) ou des denrées agricoles (café, coton, arachide...). Le prix de ces dernières cependant est fixés à Paris, ce qui enlève pour une bonne part aux négociants marseillais leur capacité à influer sur le trafic.



  • Les transformations de l'industrie locale


L'industrie marseillaise est étroitement liée à la nature et aux fluctuations des activités portuaires. De même que pour l'arrière, celles-ci lui fournissent un débouché pour ses productions ainsi qu'une matière première en abondance. 

A l'origine, les huileries utilisent la production locale d'olives, avant de se tourner rapidement vers la graine de sésame, la noix de coco ou d'arachides et de coton. Si l'activité connaît un certain intérêt - Marseille compte 4 moulins en 1836, 43 en 1856 - , les sites de production ne dépassent pas le stade de l'artisanat. Et à la fin du siècle, les lois protectionnistes qui visent à favoriser la production nationale, le colza cultivé dans les plaines du Nord, rendent l'huile marseillaise moins concurrentielle.

Huileries et savonneries sont bien souvent la propriété d'un seul et même entrepreneur, puisque l'on utilise les déchets des premières chez les secondes. Et là également, une seule société parvient à dépasser la centaine d'employés au cours du siècle. Ces entreprises de petites tailles font néanmoins la renommée du savon de Marseille et leur nombre croit dans l'agglomération.



Nombre de savonneries



Des raffineries de sucre fonctionnent également, grâce aux arrivages du Ponant cependant. Leur nombre décroît au cours du siècle, car se concentre la production. De 17 en 1830, elles ne sont plus que 3 en 1871. On trouve également d'autres industries à Marseille, en rapport avec les précédentes (tonnellerie, cartonnerie, raffinerie...) ou avec l'activité du port (distilleries, fabriques de pâtes, tanneries, corderie...). 












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