Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

Les Documents






Vie militaire.

Le maire de Verdun convie les habitants
de la ville à la cérémonie marquant
la victoire de Magenta, 11 juin 1859.


Par Marc Nadaux



La conviction de l'Empereur Napoléon III est qu’il faut reconnaître le " principe des nationalités " et donc revenir sur le tracé des frontières européennes issue du Congrès de Vienne. Après l’attentat perpétré par le révolutionnaire italien Orsini, le 14 janvier 1858, il se décide à rencontrer Cavour, Premier Ministre piémontais. Le 21 juillet suivant, l’entrevue qui a lieu à Plombières, dans les Vosges où l’Empereur prend les eaux, décide d’une alliance. La France interviendra face à l’Autriche afin de favoriser l’unité de l’Italie du Nord, en échange de quoi lui seront concédés les territoires frontaliers du Comté de Nice et de la Savoie. 

Le 3 mai 1859, la guerre est déclarée. Les victoires françaises s’enchaînent, à Magenta le 4 juin puis à Solférino le 24 juin. Cependant une insurrection éclate dans les États de l’Église qui menace le pouvoir temporel du pape Pie IX. Ceci mécontente les catholiques français qui, sous l’influence de Monseigneur Dupanloup, évêque d’Orléans, et de Louis Veuillot, directeur du journal L’Univers, se montrent bientôt hostile à la politique italienne du Gouvernement français. Redoutant également un intervention du Royaume de Prusse aux côtés de l’Autriche, Napoléon III se décide à mettre un terme à l’engagement français. Après les plébiscites organisés au mois d’avril 1860, le Comté de Nice et la Savoie sont rattachés à la France.

Dans la France du Second Empire, chaque victoire est alors fêtée comme un événement heureux pour celui qui avait proclamé au début de son règne, le 9 octobre 1852, "l'Empire, c'est la paix".  



















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