Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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Vie culturelle


Spectacles.

Le zoo.



Par Marc Nadaux



Si posséder des animaux exotiques a toujours été l'un des plaisirs favoris des pharaons, rois, empereurs et autres princes et souverains, au début du XIXème siècle, des collections d'animaux, ouvertes au public, affichent de nouvelles ambitions. Celles-ci sont pédagogiques tout d'abord et destinées à cette nouvelle élite cultivée, la bourgeoisie urbaine, qui enrichie ainsi l'art de la promenade dominicale. Il s'agit également de varier le bestiaire européen, de croiser des races indigènes.

D'où la création, en 1860, d'un " Jardin d'acclimation ", au bois de Boulogne, aux portes de Paris. Et puisque le public, amateur de sensations fortes, demande à s'approcher toujours plus des animaux, cela impose que ces derniers soient enfermés à l'intérieur de grilles, avant que n'apparaisent les fossés et autres rochers, à Hambourg, en 1907, un modèle copié à Vincennes dans l'entre-deux-guerres. 

Ajoutons que la mode étant à l'exotisme, l'actualité à la colonisation et le concept de races humaines à l'ordre du jour chez les hommes de science, pourquoi ne pas montrer aux citadins civilisés les représentants de ces curieuses tribus africaines ? Ces zoos humains circuleront également dans toutes l'Europe au cours de la Belle Epoque.

















Le Petit Journal, 20 décembre 1896.









Le Petit Journal, 31 mai 1903.












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