Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La Monarchie de Juillet.


La Campagne des banquets, 1847-1848.


Par Marc Nadaux



Sous la Monarchie de Juillet, la réforme électorale est devenue impossible à mettre en place. Le pouvoir, aux mains du parti de la "résistance", confisqué à partir de 1840 par François Guizot et les conservateurs, n'accepte aucun aménagement supplémentaire. Les manifestations réformistes se multiplient alors tandis que le mécontentement est aiguisé par les crises économiques. L'opposition la plus visible vient alors de la campagne des banquets, organisée avec le soutien de la presse. Celle-ci brave l'interdiction du droit de réunion, car chaque convive en théorie paie son déjeuner, d'où le nom de banquet attribué à ces meeting.

Cette campagne prend une ampleur considérable. Soixante-dix banquets sont organisés à travers la France, réunissant plus de 22.000 souscripteurs issus notamment de la bourgeoisie libérale. Le premier banquet, à Paris le 18 juillet 1847, rassemble 1.200 convives. Vient ensuite celui de Macon où Alphonse de Lamartine est acclamé, Dijon le 21 novembre, Amiens le 5 décembre et enfin Rouen le 25 décembre. Des tensions apparaissent parfois tandis que le discours se radicalise. Odilon Barrot et Prosper Duvergier de Hauranne, des réformistes modérés, sont bientôt dépassés par les représentants de la gauche républicaine, François Arago ou Ledru-Rollin. Celui-ci réclame l'instauration du suffrage universel à Lille le 7 novembre 1847.

C'est d'ailleurs l'interdiction par le gouvernement du banquet organisé dans le XIIème arrondissement de la capitale qui est le point de départ de l'insurrection à Paris, le 19 février 1848. 














 

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