Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La Monarchie de Juillet.


La légende napoléonienne.


Par Marc Nadaux



La mémoire est par essence sélective. Alors que Napoléon Bonaparte, l'Empereur déchu, décède en 1821 en exil sur son île de Sainte-Hélène, se développe dans l'esprit des Français une légende dorée à propos de ses années de règne. Seul ce passé de gloire, dont les monuments parisiens portent encore les traces, remonte à la surface lorsque l'on parle de l'Empereur. A la nostalgie s'ajoute l'admiration ou la fascination pour ce personnage d'exception, devenu également un icône pour la jeune génération romantique.

Le nouveau roi Louis-Philippe Ier renonce à combattre ce sentiment dans l'esprit des Français. La Monarchie de Juillet essaie au contraire de se l'approprier, d'en " capter à son profit les rayons ".
Quelques cérémonies, comme celle du replacement de la statue de Napoléon Ier au sommet de la colonne Vendôme, le 28 juillet 1833, ou celle de la translation de ses cendres aux Invalides, le 15 décembre 1840, sont autant de grands moments fédérateurs pour le régime. Ou plutôt, c'est ainsi qu'ils sont pensés.  

Plus généralement, la Monarchie de Juillet ambitionne de mettre un terme aux conflits ainsi qu'aux passions politiques qui divisent les Français depuis un demi-siècle. Louis-Philippe d'Orléans et les libéraux au pouvoir acceptent le legs de la Révolution et les idéaux de 1789. Le 10 juin 1837 est ainsi inauguré le musée-château de Versailles et la Galerie des Batailles, symbole de cette volonté d'unification du passé national autour de la dynastie des Orléans. 













 

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