Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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Vie religieuse.


Chants

Une visite du curé
 (Cherbourg, Normandie).


Par Jean-Marc Goglin



Les Normands prennent souvent le curé du village pour un courtisan. En effet, dans un soucis de pastorale, celui-ci se doit de rendre fréquemment visite à ses ouailles. Or, dans ce monde paysan, celles-ci peuvent avoir lieu alors que le mari travaille aux champs. Le curé est alors seul en compagnie de son épouse. Que peut alors penser l'homme jaloux du pasteur ? 

Dans la région de Cherbourg, une chanson met en scène cette situation.






I. 


P’tit bonhomm prit sa hachette

Nou la la et lou la la

P’tit bonhomm prit sa hachette

Et dans le bois s’en alla.


II. 


Laissa sa femme couchée

Nou la la et lou la la

Laissa sa femme couchée

Bien tranquille entre deux draps.


III. 


Quand tu seras levée

Nou la la et lou la la

Quand tu seras levée

A déjeuner m’apport’ras.


IV. 


Il est onze heures sonnées

Nou la la et lou la la

Il est onze heures sonnées

Le déjeuner ne vient pas.


V. 


P’tit bonhomm’ prit sa hachette

Nou la la et lou la la

P’tit bonhomm’ prit sa hachette

Au logis s’en retourna.


VI. 


Trouva sa femme couchée

Nou la la et lou la la

Trouva sa femme couchée

Le curé entre ses bras !


VII. 


Prends ta soupe qu’est dans la huche

Nou la la et lou la la

Prends ta soupe qu’est dans la huche

Et puis trois morceaux de lard !


VIII. 


Il se fait un’ fricassée

Nou la la et lou la la

Il se fait un’ fricassée

De grenouill’ et de limas.


IX. 


Les limas montrent leurs cornes

Nou la la et lou la la

Les limas montrent leurs cornes

Les grenouilles crient : cornard !











 

© Anovi - 2002