Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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Vie religieuse.


Vie religieuse.

Les inventaires des biens du clergé (1906),
 d'après Le Petit Journal.



Par Marc Nadaux



Malgré le ralliement prôné  en 1892 par le pape Léon XIII, les milieux catholiques montrent toujours leur opposition à la Troisième République. Au début du XXème siècle se succèdent au pouvoir les ministères anticléricaux, celui d'Emile Combes notamment. Et une nouvelle législation hostile à l'Église se met en place. Dans l'esprit des républicains d'ailleurs mûrit alors l'idée que son affaiblissement passe par la séparation des cultes de l'État.

La loi est votée par une majorité des députés à la Chambre à la fin de l'année 1905 (341 pour et 233 contre). Celle-ci garantit le libre exercice des cultes mais  n'en subventionne plus aucun. Elle proclame donc le principe de la laïcité de l'État. En conséquence les biens de l'Église doivent désormais être confiées à des associations cultuelles ce qui nécessite leur inventaire au préalable.

Celui-ci a lieu au début de l'année suivante dans un climat de grande agitation. Clemenceau, promu ministre de l'Intérieur, est d'ailleurs contraint d'en suspendre le déroulement. Dans certains départements en effet, ceux dont la pratique religieuse, demeure la plus vivace, dans le grand Ouest notamment, à Paris également, les populations s'opposent aux forces de l'ordre, l'agitation et ces scènes de violence tranchant avec la teneur des débats parlementaires, fort policés. 


















 

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