Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

Les Documents






Le coup d'État du 2 décembre 1851


Dans le Var.

La répression.


Par Marc Nadaux



La répression contre les opposants au coup d'État du 2 décembre est inhérente à la reprise en main du département et à l'écrasement de l'insurrection. Avec le passage des troupes militaires dans les villages, les arrestations se succèdent et la chasse à l'homme s'organise. On trouve également quelques exemples d'exécution sommaire. A la préfecture on reçoit les lettres de dénonciation. Bientôt les colonnes de prisonniers parcourent les routes du département jusqu'au lieu prévu pour la détention : les prisons de Draguignan, de Brignoles, de Grasse et de Saint-Maximin ainsi qu'au Fort Lamalgue à Toulon.

Le nombre trop important de prisonniers imposent d'ailleurs q'une procédure exceptionnelle de jugement soit adoptée. Ainsi les tribunaux ne sont pas saisis puisque le Gouvernement crée des "Commissions mixtes". Dans le département du Var, siègent le préfet Pastoureau, le général Levaillant commandant les troupes du département et le Procureur de la République Bigorie-Laschamp. Ceux-ci jugent sur dossier, sans connaître et sans rencontrer les inculpés. Cette procédure correspond au désir du Gouvernement d'un règlement rapide et discret de la question. 3.147 habitants du Var sont ainsi condamnés.

Celui-ci s'en est pris également aux emblèmes républicains ainsi qu'aux chambrées, ces cercles de réunion des populations ouvrières coupables de propager les idées démocratiques. Les armes furent également confisquées.














 

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