Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La Seconde République


Les élections présidentielles, novembre 1848.


Par Marc Nadaux



Une nouvelle constitution est promulguée le 4 novembre 1848 par l'Assemblée constituante, après six mois de délibération. Dés lors, place à un autre événement politique, qui s'appuie toujours sur le suffrage universel, l'élection d'un Président, chef de l'exécutif de la jeune Seconde République. Les candidatures se multiplient parmi le nouveau personnel politique. A côté du général Cavaignac, chef du Gouvernement et vainqueur des insurgés de juin, et d'Alphonse de Lamartine, à l'origine au mois de février précédant de la proclamation de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l'Empereur, se déclare candidat dès le 28 octobre précédent. 

S'il espère tirer profit du nom et de la légende qui entoure son oncle, Louis-Napoléon Bonaparte bénéficie également du soutien des conservateurs du Parti de l’Ordre. Ce cercle influent de royalistes se réunit à l’époque rue de Poitiers, dans la salle des séances de l'Académie de médecine, et compte dans ses rangs Adolphe Thiers, Alexis de Tocqueville ou le comte de Falloux. Ces conservateurs pensent ainsi manœuvrer sans grande difficulté celui que l’on assimile à " un crétin qu’on mènera ", suivant le mot de Thiers. Le programme du candidat se veut rassembleur. Il s'adresse à tous les Français, aux ouvriers comme aux propriétaires. 

Avec 5.534.000 voix soit 74.2 % des suffrages, Louis-Napoléon Bonaparte obtient très largement la majorité devant ses adversaires, le 10 décembre suivant, et est ainsi élu triomphalement. La crainte du " péril rouge " dans les campagnes a joué en sa faveur, rendant insignifiantes les candidatures de François Raspail et de Ledru-Rollin.















 

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