La société.
Les campagnes.
La chasse, une passion
française.
Par Marc Nadaux
Liberté
et égalité, autrement dit l'abolition du privilège séculaire de
chasser pour les uns, la minorité des possédants, l'interdiction
formelle pour les autres, la grande masse des nécessiteux. Avec la loi du
3 mai 1844 cependant, s'achève cette période, cinq décennies d'une
" chasse populaire " née de la Révolution de 1789. Désormais,
le législateur impose l'obtention d'un permis de chasse pour pouvoir
tater du perdreau et surtout le paiement prohibitif à l'époque d'une
taxe de 25 francs, l'équivalent de cinq journées de travail pour un
ouvrier des villes. D'autant plus que ce droit de
chasse est, en France, l'un des droits d'usage lié au droit de propriété.
D'où le développement du braconnage, en parallèle avec les ventes de
Manufrance, la manufacture des armes et cycles de Saint-Etienne et son
célèbre catalogue. Il faudra donc attendre la loi du 1er mai 1924 pour
que ce fameux permis de chasser soit délivré à quiconque en fait la
demande dans le respect de la loi. Parmi les néophytes, citons le père
de l'écrivain Marcel Pagnol.


Le Petit Journal, 3 septembre 1894.

Le Petit Journal, 10 mars 1895.

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