Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

Les Documents






La société.

La mer et les sociétés littorales.


Les Terres-Neuvas.



Par Marc Nadaux


A la fin du XVIIIème siècle, la pêche terre-neuvière est une activité économique rentable pour les ports français du Ponant. Elle fait vivre un pêcheur français sur deux, soit un marin sur cinq. Ceux-ci cohabitent avec les marins anglais, les zones de pêche respectives étant soigneusement délimitées. De 1783 à 1904, depuis le terme de la guerre d'Indépendance américaine jusqu'à l'Entente cordiale, le French Shore s'étend ainsi du cap Saint John vers l'Ouest, encerclant la péninsule Northern vers le Sud, jusqu'au cap Ray. Au cours du XIXème siècle cependant, la pêche à la morue sur les bancs, qu'accompagne l'industrie du séchage à terre, dans les îles de l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon, est en recul. Le French Shore permet néanmoins aux pêcheurs français saisonniers, les Terre-Neuvas, de continuer à approvisionner les marchés français en morue salée. Leur nombre est en diminuation au cours du siècle. Si 9.000 pêcheurs sont recensés en 1820, ils ne sont plus que 133 en 1898, quelques dizaines donc au moment où Le Petit Journal leur consacre sa une. Ce reflux que connaît la profession n'est d'ailleurs que la conséquence d'une évolution du goût chez les consommateurs, qui délaissent la morue des Maloins au profit des poissons de marée. 



















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