La Troisième République.
A la Chambre des députés,
d'après Le Petit Journal, 1898.
Par Marc Nadaux
Le
scandale de Panama, l'accord militaire franco-russe, l'affaire Dreyfus, le
capitaine Marchand à Fachoda, sans compter l'agitation sociale chronique,
la question des rapports entre l'Eglise et l'Etat... La France de cette
fin de siècle est secouée par des crises politiques. En 1893 d'ailleurs,
une cinquantaine de députés socialistes font leur entrée à la Chambre
des députés. L'agitation gagne même les bancs des parlementaires !
Ceux-ci sont profondèment divisés par leurs querelles instestines, les
enjeux du temps. Il faudra un Waldeck-Rousseau pour refonder la
République sur de nouvelles bases : la fermeté vis-à-vis des histrions
nationalistes, Paul Déroulède en tête, une loi sur les associations...
Tout ceci, ces événements, n'amène pas le calme dans les débats à
l'Assemblée nationale, bien au contraire. D'où cette une du Petit Journal. Il faut
dire qu'à cette époque, au Palais-Bourbon, de fortes personnalités,
sont présents sur les bancs des députés : Georges
Clemenceau, Jean Jaurès... Et les
joutes oratoires devant la Chambre pouvaient parfois trouver leur
prolongement sur le pré !


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