Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

Les Documents






La Troisième République.


Patriotisme et nationalisme,
d'après Le Petit Journal.



Par Marc Nadaux


Le patriotisme est un noble sentiment, le fait d'aimer sa patrie, la terre de ses ancêtres, la France ou tout simplement son clocher. C'est ce que l'on enseigne aux petits Français à l'école primaire, devenue obligatoire aux débuts des années 1880 avec les lois Ferry. Ce sentiment s'incarne dans l'histoire de France, ses héros, dont on entend le récit des hauts faits, dans le régime politique si généreux et si bénéfique pour tous, la République. Il se montre également chaque année, le 14 juillet, devenu " fête nationale " en 1880, à l'heure où rententit la Marseillaise, ce chant qui signifie liberté jusqu'à l'autre bout de la Terre...

Mais en ces décennies qui vont clore le siècle des révolutions, ce patriotisme se teinte bien volontiers de nationalisme, autrement dit d'un appétit, d'une exaltation de la puissance nationale. Comme nous le montre Le Petit Journal, aimer son pays, c'est aussi, en 1900, être prêt à le défendre contre les agressions extérieures, celles de l'Allemagne de Guillaume II, l'empereur belliciste. En 1870, déja, la France avait dû faire face à l'agression allemande et l'année suivante, à cette monstruosité, l'annexion de l'Alsace-Lorraine. En ces années d'ailleurs, les rivalités internationales autour des derniers territoires à coloniser, africains notamment,  exacerbe ce sentiment national.

Aussi, alors qu'il a déja les deux pieds dans la tombe, on ne peut que pleurer le grand patriote Paul Déroulède, fondateur de la Ligue des Patriotes en 1882, auteur des Chants du Soldat, maintes fois réédités. Car ce dernier n'aura pas vu se réaliser son rève, celui d'une guerre salvatrice qui aura redonner à la France sa grandeur et les provinces perdues.







































 

© Anovi - 2005