Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La Troisième République.


Le Présidents de la République.


Par Marc Nadaux



La République proclamée en 1870 se dote l'année suivante d'un " Chef du pouvoir exécutif " en la personne d'Adolphe Thiers, qui bientôt prend le titre de Président. " Chef ! On me prendra pour un cuisinier ! ", ce serait exclamé celui-ci. Elu pour sept ans par les parlementaires selon les lois constitutionnelles votées en 1875, il a sous la troisième République  un rôle essentiellement de représentation.

Tout se joue en effet lors de la crise de l'été 1877, au moment où le président Mac-Mahon, monarchiste convaincu, est en lutte avec une majorité républicaine à l'Assemblée nationale. Cette dernière l'emporte finalement et désormais le premier personnage de l'Etat renoncera a développer une politique personnelle. Ce que résume Jules Grévy en 1879, lors de sa prise de fonction par la formule : " Soumis avec sincérité à la grande loi du régime parlementaire, je n'entrerai jamais en lutte contre la volonté nationale exprimée par ses organes constitutionnels ".

Adolphe Thiers (août 1871 - mai 1873), Patrice de Mac-Mahon (mai 1873 - janvier 1879),  Jules Grévy (janvier 1879 - décembre 1887), Sadi Carnot (décembre 1887 - juin 1894),  Jean Casimir-Périer (juin 1894 - janvier 1895), Félix Faure (janvier 1895 - février 1899), Emile Loubet (février 1899 - janvier 1906), Armand Fallières (janvier 1906 - janvier 1913) vont donc se succéder à l'Elysée. Et si ce président, bien falot, n'intervient qu'assez peu dans la vie poltique des Français, " la place n'est pas mauvaise " comme le dit l'un d'entre-eux, couronnant une carrière politique. D'où le dépit d'un Clemenceau, le " Père la Victoire ", supplanté aux plus hautes fonctions de l'Etat en 1920 par Paul Deschanel.
































 

© Anovi - 2005