Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La Troisième République.


1893, le Quartier Latin révolution.


Par Marc Nadaux



Lors du bal de fin d'année des Quat-z-Arts, l'association des élèves des Beaux-Arts, un défilé de chars aux figurines peu vétues au Quatier Latin suscite l'indignation du sénateur Béranger, membre de la Ligue contre la licence des rues. Plainte est déposée, qui donne lieu à une condamnation des organisateurs. Ceci est à l'origine  de la manifestation dans les rues de Paris, du 1er juillet, qui rassemble plus de 2.000 étudiants. Dans la soirée cependant, à proximité de la Sorbonne, un client, brutalisé par les policiers, décède dans la nuit.

Tandis que les étudiants se mobilisent, demandant la démission du Préfet de Police, l'affaire enfle, la presse prenant partie pour l'agitation, et gagne les milieux politiques. Le socialiste Charles Millerand, le 3 juillet, interpelle le président du Conseil, Charles Dupuy, à la Chambre des députés au sujet de ces violences policières. Le corps du défunt, Antoine Nuger, est discrétement rapatrié vers Clermont-ferrand, où vont avoir lieu ses obsèques. Mais le mouvement protestataire gagne les milieux nationalistes et syndicalistes, qui se joignent aux émeutiers.

Après plusieurs jours de violence, enfin, la population parisienne, relayée par quelques journaux, dont Le Petit Journal, qui montre ici la gravité des scènes de rue, réclame le retour au calme. Le 7 juillet, le gouvernement fait occuper par la troupe la Bourse du Travail, un des épicentres du mouvement, et expulser les syndicats qui avaient refusé l'enregistrement prévu par la loi de 1884. Enfin, les violences s'apaisent. 

























 

© Anovi - 2005