Le XIXe siècle
(1815 - 1914)

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La Troisième République.


" L'action féministe ",
Le Petit Journal, 17 mai 1908.



Par Marc Nadaux


Avec l'avènement du nouveau siècle, les femmes se font plus visibles. En 1900, un stand " féministe " est même présent à l'Exposition universelle de Paris. Une vingtaine de périodiques voient le jour et l'un d'entre-eux, au titre évovateur, La Fronde, fondée par la comédienne Marguerite Durand, est entièrement gérée par des femmes. Une soixantaine d'associations revendiquent également la libre disposition du salaire des femmes mariées, l'accès à l'enseignement supérieur...

Suivant le modèle anglais, celui des suffragettes, l'action de certaines militantes, radicales, se fait plus visibles encore, voire plus violentes. Il s'agit d'occupper la sphère publique, de faire l'actualité en collant à l'événement. En 1901, un timbre montrant un homme tenant les tables des droits de la feme cicrcule à 250.000 exemplaires. Il faut dire que la Troisième République commémore le centenaire de la proclamation des Droits de l'Homme ! Trois ans plus tard, un autodafé du Code civil est également organisée...

 Le droit de vote est un enjeu, l'objectif n°1 de ces féministes. Aussi ces dernières collent des affiches dans les rues, perturbent les séances de l'Assemblée nationale, voire les scrutins, comme sur cette une du Supplément illustré du Petit Journal. Bientôt, en 1906, un comité de parlementaires soutiendra cette accession des femmes à la vie politique. Mais les mentalités sont longues à évoluer et nous connaissons la suite de cette Histoire...


















 

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